Les questions difficiles

Les questions difficiles
le 28 septembre, 2011
Je vous ai déjà donné quelques conseils sur la façon de vous préparer pour des entrevues difficiles, mais il existe une sorte de questions qui peut être particulièrement difficile à répondre dans le feu de l’action. Beaucoup de questions ne peuvent tout simplement pas être posées par les employeurs, sauf si elles sont pertinentes pour l’emploi, puisque leurs réponses pourraient être utilisées pour faire de la discrimination contre vous ou d’autres postulants.
Je dois préciser que les intervieweurs qui posent ces questions n’essaient pas nécessairement de vous discriminer. Il est possible que l’intervieweur ne sache pas que sa question est inappropriée. Si ça arrive et que vous êtes mal à l’aise de répondre à la question, dites seulement : « Pouvez vous me dire en quoi cette question est liée à ma capacité d’occuper cet emploi? » L’intervieweur peut alors simplement reformuler la question et passer à la suivante. Si l’intervieweur a mal formulé la question, vous pouvez aussi lui donner la réponse qu’il s’attend à recevoir. Voici quelques exemples :
- Un intervieweur peut vous poser la question suivante : « Quel âge avez-vous? » Bien qu’il soit inappropriée de poser une telle question, son but peut être, particulièrement si vous êtes jeune, simplement de savoir si vous avez l’âge minimum requis par la loi pour être embauché. Si vous êtes certain d’avoir l’âge légal pour travailler dans votre province ou territoire et d’être suffisamment âgé pour occuper le poste en question, vous pouvez simplement fournir la réponse suivante : « J’ai l’âge légal requis pour occuper ce poste. » Si vous n’avez aucune idée des exigences liées à l'âge minimum d'accès à l'emploi, vous pouvez les consulter ici.
- Il se peut qu’un intervieweur vous demande : « Êtes vous citoyen canadien? » Encore une fois, bien que cette question soit inappropriée, son but est probablement de confirmer que vous pouvez travailler légalement au pays. Vous pouvez donc y répondre de la manière suivante : « J’ai légalement le droit de travailler au Canada. »
Il y a beaucoup d’autres sujets qui ne devraient tout simplement pas être abordés dans le cadre d’une entrevue, comme la race, la religion, l’état matrimonial, l’orientation sexuelle, la possession d’un casier judiciaire, et les affiliations à des clubs sociaux ou à des partis politiques, par exemple. Vous pouvez toujours accepter de répondre à la question, mais n’oubliez pas que vous avez aussi le droit de refuser. Il se peut que vous hésitiez à refuser afin de ne pas déplaire à l’intervieweur, mais à bien y penser, voulez-vous vraiment travailler pour un employeur qui fait ça?
Par chance, je ne me suis jamais fait poser de question inappropriée durant une entrevue, mais j’ai déjà entendu des histoires abracadabrantes à ce sujet. Si on vous a déjà posé une question inappropriée, racontez-nous ce qui s’est passé en l’inscrivant ci-dessous et dites-nous ce que vous avez fait. Votre expérience pourra sûrement aider quelqu’un d’autre!